Droit Individuel de Formation (DIF)

Le DIF donne droit à un capital individuel d'heures, dont le salarié peut disposer à son initiative, avec l'accord de son employeur.

Les salariés bénéficie chaque année d'un Droit Individuel à la Formation d'une durée de vingt heures. Pour les salariés à temps partiel, ce droit était calculé au prorata. Des accords de branche peuvent prévoir des durées supérieures.


Chaque année, le salarié en CDI à temps complet acquiert donc 20 heures de DIF, qu'il peut cumuler jusqu'à 120 heures. Au-delà, s'il n'utilise pas tout ou partie de ce capital acquis, celui-ci reste plafonné à 120 heures. Chaque année l'employeur doit communiquer les droits acquis au titre du DIF.

Le salarié a donc l'initiative de la demande. Il doit cependant obtenir l'accord de l'entreprise. Si le choix de l'action de formation est arrêtée en commun, celle-ci se déroule, par défaut, en dehors du temps de travail. Dans ce cas le salarié perçoit en complément de sa rémunération, une allocation formation représentant 50% de son salaire habituel. Des accords de branche peuvent encadrer les actions prioritaires au titre du DIF ou prévoir un déroulement de l'action pendant le temps de travail. En cas de désaccord persistant pendant deux années, le salarié peut demander la prise en charge de son DIF par le FONGECIF ou l'OPACIF.

En cas de départ de l'entreprise, la mention des heures non soldées figure sur le certificat de travail, ainsi que les coordonnées de l'Organisme compétent pour le financement.

Les actions éligibles au titre du DIF sont non seulement les stages "classiques", mais également les bilans de compétences et les actions de Validation des Acquis de l'Expérience (VAE).